La tache d'encre.
Sotte, parfois et même souvent Elle assimile aux chers Et tendres esprits des enfants Le goût de la vie, amer.
Entre infinité et poussière Entre la brume et la lumière Son corps fatigué, là haut ! Se dresse Pour les Tristes enlacer, céleste.
Vagues remous ou rafales d'Ouessant Son écume déleste sur la plage Espérance et sur son dos, trois mats Voguent impétueux au gré des vents Mère de tous nos somptueux voyages Nous abandonne sur la grève, là. Misérable.
En bois, en acier ou de marbre Elle se porte ou se soulève Sinistre chose et nos espérances... Quand le brasier n'est plus que braise Que nos corps sont solitaire esprit On l'espère, on la vit ou on la renie, En croyance revivre Phénix, Sans un bruit,...
Dressé sur l'estrade du professeur Il impose la leçon aux tristes sots Mais le cancre dans un soubresaut Se relève quand sonne l'heure Il jette ses cahiers, montre les crocs Et assassine pour l'oubli son bourreau.
Moi tu sais, moi, je porte ton âme comme unique horizon, Et si, parfois dans mon tabac j'y glisse du gazon, C'est juste pour tenter de penser à autres choses qu'à tes yeux, Dans lesquels je me baigne, tellement on y perçoit la clarté du bleu.
Des tâches de couleurs éclaboussent une à une chacune leur tour les murs de la ville du pourpre, du jaune et de l'oranger S'amusent à peindre mes pensées quand mes ivresses me font aimer ce que j'aurais voulu quitter
Sur ce papier Se glissent quelques vers Aux airs défigurés Pauvre Beaudelaire! La passion enfantine Du poète fougueux Soudain, se déracine Encore rêves pieux! La raison mature Du dictat joyeux De la science et de la nature Que d'idéals sérieux !